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Pour l'exemple du "bruit de (quelque chose)" c'est une analogie, le bruit que fait l'objet est comparé au bruit d'un autre objet qui lui n'est pas présent dans la situation décrite. Je m'explique :
Tu peux dire "j'entend le son des cloches" là ça veut dire que tu identifies des cloches qui SONNENT. Tandis que Si tu dis "j'entend un son de cloche" tu entend un son ressemblant à des cloches mais rien ne dit si ce sont des cloches ou non. Tu vois la différence ?
Donc il dit "bruit de gros souliers" ça généralise le bruit de gros souliers est un bruit générique qui peut être donné à tout autre bruit ressemblant ça rend l'information moins précise, s'il avait dit "le bruit des gros souliers " ce bruit est produit, fait par les souliers, il décrit les souliers comme faisant du bruit. Si tu préfères, "bruit de" donne un asPect qualitatif, alors que "le bruit des" désigne précisemment la provenance du bruit, on précise que le bruit vient précisemment dessouliers.
Merci beaucoup!! -
Je trouve que c'est une très bonne explication, qui m'aide beaucoup. -
D'ailleurs, c'est incroyable combien tu as de la patience avec les pauvres Allemands!
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Pour RESUMER EN UNE PHRASE parce que je ne suis pas sure de ce que je viens de te dire.
EN GROS en général si tu veux mettre un nom suivi de son complement de nom tu vas faire comme ceci: UN qquchose DE qqchose. Par contre
LE qque chose DES qqchose (je sais ce n'est pas toujours vrai mais il n'y pas de règles générales tout dépend de la situation que tu exprimes et des mots mis en jeu...)
Je crois je comprends ce que tu dis, en te référant aux exceptions de la régle. Mettons ma compréhension en preuve. Un exemple me vient à la tête; disons qu'un schizophrène entend, plusieurs fois par jour, un son de cloches (sans qu'il y aient des cloches). Nous lisons un livre où sa situation est décrite; nous connaissons déjà ce son, qui revient et revient; alors, l'auteur va simplement écrire: « Il entendit à nouveau le son de cloches. » - parce que c'est le son qui est important ici, et d'ailleurs, la provenance du son, les cloches, n'existent même pas.
Un exemple inverse: Un auteur décrit les sensations acoustiques de sa figure qui fait une promenade dans la ville. Il veut exprimer comment l'attention du protagoniste se tourne de quelques sons à autres, comment, dans son esprit, des bruits d'une provenance spécifique sont amplifiés, tandis que des autres recèdent. Ce serait un passage pareil à celui-ci: « Pendant qu'il arpentait le pavement d'un pas mesuré, il écoutait, de tour à tour, un klaxon des automobiles, un son des cloches, un rire des enfants, un cri des marchands, un tintement des portes des magasins. »
Ici l'auteur peut exprimer, avec l'usage répété de « des », que l'esprit du protagoniste n'est pas seulement sensible aux sons – disons, aux sons en tant que sons, qui ressemblent très fort à quelque chose, mais qui restent, principalement, des sons – mais qu'il est plus concentré sur les choses derrière les sons, d'où les sons proviennent - et si le protagoniste tenait des yeux fermés, on pourrait dire qu'il s'imagine des enfants dès qu'il entende un rire, ou des portes des magasins (de la rue où il se promène) dès qu'il entende un tintement.
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La dégringolade "des " gros souliers ici on précise on affine, on aurait pu dire la dégringolade "de" gros souliers, dans ce cas je suis vraiment désolé pour toi mais encore une fois les deux cas sont corrects en français. Simplement utiliser "des" donne une impression de précision le "de" aurait donné une impression de vague,
C'est la beauté du français, la finesse d'expression qu'il rend possible. Il offre tout un gamme de couleurs, et de nuances des couleurs, jusqu'à en prendre le vertige.
(
J'ai choisi mes mots avec soin; parce que je voulais exprimer: 'il offre un gamme de couleurs, et, de ces couleurs, il offre encore des nuances' - si j'avais écrit: 'un gamme de couleurs et des nuances de couleurs', j'aurais présenté les couleurs et les nuances plutôt séparément, tandis qu'en écrivant la phrase comme je l'ai fait, les nuances découlent des couleurs, créant justement une impression d'écoulement interne: l'impression du mouvement de spirale qui est plus apte au sentiment de vertige que je voulais évoquer. Oh! mais je me suis perdu - et maintenant ça me prend, le vertige!!
) Si on est auteur, en français, on peut vraiment devenir un peintre, rien qu'en écrivant des textes. Moi, j'adore ça! Mais moi, en tant que j'enseigne la langue, je ne peux guère le supporter.
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Dans "bruit de qquchose" la chose est complément de nom donc DATIF.
Dans "bruit des souliers" cest plus un complément de nom mais le sens est un peu celui d'un abblatif tu indiques la provenance du bruit. Je sais bien ici ce sont deux complément de nom, mais leur signification est bien différente. Cest comme si en allemand au lieu d'avoir un cas au datif et l'autre à l'abblatif "von dem Irrgarten" ou bien "aus diesem Irrgarten" il y avait finalement les deux pouvant être au datif, je ne sais pas si il y a l'équivalent en allemand.
(ah quest ce que j'aime lallemand... Dommage que je ne le maitrise pas assez bien...)
Mh... en fait, l'abblatif n'existe pas en allemand. J'ai un peu de difficulté à te suivre sur ce point-- « Von dem Irrgarten » et « aus dem Irrgarten » sont les deux dans le datif. - Il me semble que ce ne soit pas possible ici de faire une comparaison exacte avec le grammaire allemand. Essayons une comparaison approximative.
Alors, « bruit des souliers » serait le génitif (on poserait la question: Wessen Lärm? - et on répondrait: Der Lärm der Schuhe).
Pour traduire « bruit de souliers » dans son sens correct j'ai l'impression qu'on doive, en allemand, recourir à des expressions plus longues – au moins dans le cas où c'est seulement la qualité du bruit en soi qui est visé: « Ein Lärm/Geräusch wie von Schuhen » - mais je crois que dans ce cas, on dirait aussi en français: « un bruit comme de souliers (un bruit comme fait par des souliers)».
Mh... alors, peut-être la traduction correcte de « bruit de souliers » serait « ein Geräusch von Schuhen » (toujours compris en opposition avec la construction génitive « das Geräusch der Schuhe », le bruit des souliers) – dans « ein Geräusch (wie) von etwas » c'est encore la qualité du bruit qui occupe le centre de l'attention, tout comme dans « un bruit de souliers », tandis que « das Geräusch der Schuhe » implique la provenance spécifique du bruit, et tourne donc l'attention vers cette provenance. Alors, disons que:
« Bruit des souliers » - c'est le génitif dans l'allemand (on traduirait: "das Geräusch der Schuhe")et
« Bruit de souliers » - c'est le datif – comme tu l'as dit, d'ailleurs [on demanderait: « Ein Geräusch (wie) von wem (oder was)? Von Schuhen. »]
Cela me fait sourire... parce qu'il y a un livre très connu en Allemagne qui s'appelle « Der Dativ ist dem Genitiv sein Tod », titre qui fait allusion au fait que les Allemands tendent, fautivement, à remplacer le génitif par le datif (en grammaire correct, le titre devait se lire: « Der Dativ ist der Tod des Genetivs. » ou même « Der Dativ ist des Genetivs Tod. ») - Alors, pourquoi est-ce que je raconte ça? Parce que « Ein Geräusch (wie) von Schuhen » pourrait tomber sur le même verdict de grosse faute grammaticale, juste comme: « Das ist ein Haus von Peter » au lieu de « ein Haus Peters » - mais ici, la faute du remplacement du génitif par le datif n'est pas commise, parce que dans « ein Geräusch (wie) von Schuhen » le 'wie' optional le remporte tout. Ainsi, "ein Geräusch von Schuhen", si on veut bien exclure une interprétation dans le génitif, revêt le sens de « ein Geräusch wie von Schuhen », ce qu'on ne pourrait exprimer que dans le datif [ein Geräusch (wie) von wem(oder was)?].
Est-ce que je dérive? Peut-être. Mais dérivons un peu. Cela fait plaisir, de temps en temps.
De toute manière, ça me surprend combien tu maîtrise les règles de ta langue maternelle. - La dernière fois que j'ai visité ma belle-soeur, elle m'a demandé d'aide pour ses exercices en allemand. Je crains que je n'étais qu'une aide piètre. Elle m'a toujours demandé: « Pourquoi est-ce que tu fais ça comme ça? » et j'ai toujours rigolé et je lui ai répondu: « Vraiment, je n'en ai aucune idée. Je ne me connais pas en allemand. »
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Dans certains cas peut etre que 'des" aurait pu etre correct mais cest bcp plus élégant d'utiliser "de".
Oh non, ne dis pas que c'est vrai. Est-ce qu'on ne pourrait juste répandre ton explication un peu? Voyons la phrase suivante:
"Cet empressement du public irrita Lucy
Stewart. En voilà de grossiers personnages, qui poussaient les femmes!"Si Zola avait écrit « des grossiers personnages », il aurait suggéré qu'il y a avait un certain nombre d'hommes parmi le public, même si c'est un nombre qui n'est pas quantifié davantage, qui a agi d'une manière grossière, en poussant les femmes. Il aurait dirigé l'attention du lecteur sur ce certain nombre d'hommes. Tandis qu'en écrivant... « de grossiers personnages » il a plutôt élucidé la qualité de grossièreté dans le public masculin et c'est plutôt cette qualité, en général, qui agace Lucy Stewart, au lieu des hommes particulières. Les personnages restent anonymes, la foule bouleversant les rend anonymes, ainsi que la qualité de la grossièreté se détache des personnages grossières et devient le cible de l'attention. Si Zola avait été un peintre, on aurait vu les femmes et Lucy Stewart bien visibles, bien en contour, tandis que la masse d'hommes autour d'elles ne se serait détachée de l'arrière-fond des barbes et chapeaux brouillés que partiellement, en coudes et bras qui poussent. En revanche, s'il avait écrit « des grossiers personnages », il aurait peint comment les bras et coudes en contour appartiennent aux personnages également en contours, des personnages grossiers, qui se relèvent un peu de la masse brouillée de barbes et chapeaux des autres hommes sur la peinture. -
Mh... comment est-ce que tu trouves cette explication? Elle est bien sur le même plan que celle que tu m'as donné, n'est-ce pas?
En généralisant, peut-être on pourrait dire que l'auteur utilise « de » en faisant équivalence avec l'expression allemande du datif que j'ai avancée plus-haut, « wie von etw. »
« de grosses voix se querellaient
dans les couloirs." serait peut-être en allemand : « Man hörte ein Geräusch (wie) von lauten Stimmen, die sich in den Gängen stritten», et revêtirait, en français, quelque peu le même sens que « On écoutait comme de grosses voix etc. (On écoutait un son comparable à des grosses voix ). » - mais seulement quelque peu, parce que dans l'expression « de grosses voix se querellaient », ce n'est pas seulement un son fortement analogique à des grosses voix qui se fait entendre, ce sont
vraiment des grosses voix, c'est juste que l'attention n'est pas tout à fait dirigée vers les voix, mais plutôt vers l'impression d'un bruit de querelles qu'elles font naître.
Également,
« Lucy lui trouva de beaux yeux » ne dit pas réellement « Lucy lui lança un regard beau avec ses beaux yeux », au moins ça ne dit pas rien que ça, ça veut plutôt exprimer une attitude plus générale, ça veut dire « Lucy faisait comme lui trouvant des beaux yeux » - si ce n'était pas un flirt, au moins c'était une attention élevée envers cette homme, qui s'exprimait de plusieurs façons.
Il reste des exemples énigmatiques...
« De hautes flammes de gaz illuminaient etc. » - «
avec de minces lèvres » …. mais je vais y songer plus tard, peut-être une solution (ou une explication ressemblant à une solution) me viendra un jour ou l'autre..