
Petite analyse, histoire de mettre mon grain d'sel :
Disorder a écrit :
S'épiler (ou se raser) :
-ça dessèche la peau (les poils ont pour fonction de réguler l'humidité de la peau) ;
Rectification : les poils n'interviennent en rien dans
l'hydratation de la peau. Au mieux, ils la protègent du Soleil et des
frottements, et donc bien évidemment protègent le sébum sécrété par les glandes sébacées via les pores de l'épiderme.
Sébum offrant un film protecteur sur la couche cornée, permettant de conserver une hydratation saine à la production de nouvelles cellules cutanées. Mais cette protection peut-être facilement accompagnée de beurre de karité pur et/ou d'une huile de noisette vierge (tous deux naturels).
(A savoir en passant que l'hydratation de la peau passe essentiellement par l'hydratation de la personne, et de son alimentation, riche en certaines graisses ou pas)
Disorder a écrit :
-ça fragilise la peau et favorise les infections ;
Le frottement des vêtements trop serrés ou le port de chaussures mal adaptées fragilisent la peau. Ce n'est pas pour cela que l'on se ballade à poil

. Et encore, on va dire que les petits cailloux nous blessent aux pieds, ou que nous sommes exposés aux UV, si nocifs, etc...
Certains médicaments favorisent la fragilisation de la peau (antibiotiques, traitements contre l'acné, immunosuppresseurs, et j'en passe...)
Ce qui favorise une infection, soit une mauvaise hygiène (qu'elle soit de la peau ou de la blessure en elle-même), soit une colonisation en certains germes résistants, soit un déficit du système immunitaire de la personne.
Dans tous les cas : une épilation sur une peau saine n'atteint pas l'intégrité de la peau, du moment qu'elle est espacée de trois semaines au minimum (temps nécessaire à une reconstruction correcte de la couche cornée).
Là où il peut y avoir exposition d'un muqueuse fragile en cas d'exagération de l'épilation, c'est au pubis. En effet, ceux-ci protègent une muqueuse, exposée fortement aux frottements et aux irritations principalement dûes aux vêtements.
Les poils constituent un "coussin" protecteur. Et la mode de l'épilation "intégrale" (mode rendue populaire grâce aux films pornos et rien d'autre), n'est certes pas saines du tout.
Disorder a écrit :
-ça empêche la diffusion et/ou la production des phéromones ;
L'ablation d'une parcelle de sa fourrure n'empêche pas plus la diffusion et/ou la production de phéromones que les vêtements, les produits de douche hyperparfumés et ultra-irritants et les crèmes "de salon" (100% agents chimiques et aussi hyperparfumées).
Disorder a écrit :
-ça fait mal (cire, laser) ;
... pas plus que l'après d'une bonne séance de sport. Et en plus de durer moins longtemps que des courbatures, ça passe ausi avec la pratique.
Si on est à l'écoute de son corps, on arrive même à trouver des jours dans le mois, ou un moment dans la journée où l'on est moins sensible. Donc mesdames, soyez à l'écoute de vous-même.
Un holà : Le laser est une aberration à proprement parlé. Ca fait plus de mal qu'autre chose. L'atteinte du derme en profondeur peut provoquer des lésions cellulaires profondes et même laisser des cicatrices.
De plus, ouvrez vos oreilles à la vérité dure et cruelle : l'épilation définitive n'existe pas. Eh non ! C'est la vie, aussi poilue soit-elle.
Disorder a écrit :
-ça blesse (rasoir) ou cela occasionne des rougeurs, des boutons...;
En maniant des feuilles de papier, on peut se couper. Ce n'est pas pour autant que l'on évite le papier à tout prix, si ? Et la coupure peut être moins nette et surtout moins propre (si l'on a un temps soit peut d'hygiène pour les instruments que l'on utilise).
Et si l'on est assez con pour utiliser du matériel dont on est allergique (lame de rasoir, crème chimique), c'est parfaitement normal. C'est un peu comme goûter une tartine au beurre de cacahuète alors que l'on est allergique aux arachides. On tente le coup, tout en sachant ce que l'on risque.
Disorder a écrit :
-ça cause des démangeaisons quand les poils repoussent ;
Eh oui, les piqûres de moustique aussi.
Une petite application d'un gel anti-histaminique peut faire passer cette désagréable sensation. Ou simplement une bonne hydratation quotidienne, pouvant être additionnée d'un doux peeling 2x/semaine peut atténuer sensiblement ces effets peu agréables.
(les démangeaisons sont aussi présentent lorsque les poils repoussent uns à uns, après qu'ils soient tombés naturellement. Evidemment, ils sont moins nombreux à repousser à la fois, et le gratouillement est plus discret. On se dit : "C'est juste une puce", et c'est vite oublié)
Disorder a écrit :
-ça enlaidit : les poils d'origine sont beaux et doux mais les repousses le sont moins, sans compter la multiplication des poils incarnés ;
Trois générations de poils et l'affaire est bouclée. Avec un peu de patience, vous les retrouverez vos duvets de poussin.
(A tenir compte aussi de l'âge, de l'état de santé de la personne, de ses prédispositions génétiques, de son hygiène de vie, bref, beaucoup de facteurs pour incriminer l'épilation comme seule fautive de la qualité du poil)
Quant aux poils dit "incarnés", ils verront vite venir la relève jeune et fringante, patience à nouveau.
Disorder a écrit :
-ça fait perdre du temps : pendant qu'on fait ça, on ne fait pas autre chose de plus intéressant ou de plus utile (s'instruire, agir, se faire des amis...) ;
Je pense que sur une vie, s'accorder 1h toutes les 3 semaines pour se bichonner, ce n'est pas la mort qui tue. Et pour se faire des amis sans vraiment s'en faire, il y a FacedeBook.
Et à savoir aussi ce que l'on entend par "perdre son temps". Si l'on aime se "faire belle" et que le résultat nous plaît d'abord personnellement...
Disorder a écrit :
-ça coûte cher (appareils, institut, cire, crèmes) ;
Pour les feignasses qui vont en institut, évidemment ça coût bonbon. Pour les autres qui préfèrent l'artisanat, les rasoirs jetables peuvent servir un nombre incalculable de fois.
Contrairement à ce que leur nom indique, ce n'est pas "utiliser une fois et je jette", mais au moins jusqu'à 80x, voir plus suivant la dureté de la pilosité et le nombre de lame de la tête du rasoir.
Personnellement, ça me coût un peu moins de 3.-CHF pour une épilation que je prépare moi-même (au sucre). Faites le calcul, c'est bien moins cher qu'un café, et ça fait tout autant plaisir lorsque c'est fait avec soins.
Disorder a écrit :
-ça pollue : industrie des crèmes dépilatoires et rasoirs jetables.
Eh oui, les crèmes et mousses devraient être interdites. Aberration dans les produits utilisés (plus allergène, c'est difficile à trouver. Elles se situent juste après le Décap'four), aberration dans les mensonges marketing prônant une épilation plus durable qu'un simple rasage (ce qui est faux).
Les rasoirs jetables, si on les utilise jusqu'au bout du bout, ce n'est pas plus polluant qu'un stylo bille (qu'il soit jetable ou rechargeable, le stylo).
Et la cire ? Il existe une recette toute simple à base de...sucre et d'eau. Avez-vous dit polluant ? Sans compter les recettes et méthode avec la cire d'abeille et autres.
En conclusion : c'est de savoir si on a besoin ou non de s'épiler, que se soit pour son bien-être personnel, ou juste pour un caprice esthétique. Il est aussi important de se connaitre soi et de ne pas aller au-delà des limites que nous impose notre corps.
Surtout : que ce soit pour soi-même et non pour les autres.
Bon e-peeling
!