asexualité.org

Asexuel(le) : une personne qui ne ressent pas d'attirance sexuelle pour les autres.
Nous sommes actuellement le 19 Mai 2013, 05:50

Le fuseau horaire est UTC+1 heure




Publier un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 386 message(s) ]  Aller vers la page Précédent  1 ... 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22 ... 26  Suivant
Auteur Message
 Sujet du message : Re: Lu sur le Net ou ailleurs
Message Publié : 09 Nov 2011, 17:06 
Hors-ligne
Aguerri
Avatar de l’utilisateur

Inscription : 14 Sep 2011, 17:13
Message(s) : 581
Citer :
ils se privent d’un grand bonheur: celui de faire l’expérience de l’amour



"ils se privent d'un grand bonheur"

"ils se privent"

"privent"


Toujours cette difficulté pour les gens "normaux" à bien discerner l'abstinence et l'asexualité...


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message : Re: Lu sur le Net ou ailleurs
Message Publié : 09 Nov 2011, 20:59 
Hors-ligne
Membre junior

Inscription : 06 Juil 2011, 10:07
Message(s) : 13
Citer :
Autrement dit, Luc s’est tout de même « nourri » des exploits et des prouesses psychosexuelles de son amie. On voit bien ici que l’asexuel va se contenter du désir assouvi de ses partenaires. Il les vampirise (inconsciemment), amasse une quantité de libido non négligeable et s’en repaît.

C'est quoi cette histoire de vampirisation ! :shock:

Le dernier paragraphe est assez étrange :? mélange sexe/amour, cette théorie de sexualité par procuration qui me laisse :shock: et vision de la vie assez étriquée : on ne peut être heureux qu'en faisant l'amour et en ayant des enfants, sinon c'est mort. Nous sommes prévenus !


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message : Re: Lu sur le Net ou ailleurs
Message Publié : 10 Nov 2011, 01:35 
Hors-ligne
Affable
Avatar de l’utilisateur

Inscription : 10 Fév 2010, 14:16
Message(s) : 120
Citer :
Toujours cette difficulté pour les gens "normaux" à bien discerner l'abstinence et l'asexualité...


Et plus encore : à avoir un préjugé négatif sur l'abstinence.

Citer :
C'est quoi cette histoire de vampirisation !


Vu comme ça, dans ce court article, c'est tellement résumé que c'en devient ridicule. Approfondie et élargie (au delà de la sexualité), cette thèse présente plus d'intérêt. Ici, franchement, autant ça peut encore passer dans le cadre de l'abstinence involontaire, comme une sorte de roue de secours permettant d'assouvir le besoin par un transfert imaginaire (si ça vous parle, hum), autant il n'y a pas de rapport avec l'asexualité. Mais Luc n'est pas asexuel, apparemment.

Citer :
on ne peut être heureux qu'en faisant l'amour et en ayant des enfants, sinon c'est mort


C'est la doxa des médias et de la petite psychologie portative à l'attention des personnes hypernormales pressées :mrgreen: . Heureusement, à côté, on a des siècles de questionnements religieux et philosophiques sur le bonheur etc., et même de très intéressantes tentatives de réponses diverses et plus adaptées à la variété des cas. Vous choisissez quoi :mrgreen: ?


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message : Re: Lu sur le Net ou ailleurs
Message Publié : 10 Nov 2011, 15:38 
Hors-ligne
Site Admin
Avatar de l’utilisateur

Inscription : 14 Oct 2010, 13:44
Message(s) : 1505
shunette a écrit :
L’asexuel, tel le cannibale, a donc pour particularité de fréquenter les personnes qui pourront lui donner de quoi introjecter tout le plaisir qu’il veut. Mais sans prendre le risque du moindre refus, du moindre échec, de la moindre rupture, du plus petit engagement… C’est ainsi que vous n’entendrez jamais ce type de profil (pathologique ?) se plaindre de sa situation. Dans son illusion, il vit intensément toutes les frasques possibles et imaginables d’une existence sexuelle assouvie. Il en retire un autre bénéfice non négligeable : sa profession ne fait jamais les frais d’une dérive amoureuse. C’est pour cela qu’employé, il sera toujours bien noté et qu’employeur, ses affaires seront en général prospères.

Ce passage à tendu a me faire réfléchir, car sur certain point, ce n'est pas incorrecte me concernant. en effet, j'ai la peur du refus, de l’échec, de la rupture. Je ne me pleins pas de ma situation, et ma profession ne fait pas les frais de mes dérivations amoureuse, je suis un employé bien noté...
Mais sans ça, la peur du refus ne veux pas dire que je veux demander (j'estime que si on veut vraiment quelque chose, on le demande, même si il y a une peur du refus... quand on veut, on peut, enfin quand je veux, je fait tout pour y arriver, quitte à combattre mes peurs. si je demande pas parce que j'ose pas ou que j'ai peur, c'est que je veux pas vraiment quelque chose, j'en ai seulement envie... et entre avoir envie et vouloir, pour moi, c'est très différent ^^). pour la peur de l’échec et de la rupture, c'est probablement la même que chez les S, la peur de ne pas satisfaire sa partenaire... rien a avoir avec l'asexualité, ça empêche pas le passage à l'acte. De plus, malgré une peur évidente, j'ai suffisamment confiance en moi pour ne pas refuser une relation.
quand au reste, le fait que ma vie amoureuse n’influence pas mon travail n'est pas une particularité des A, je suis sur que c'est aussi le cas pour des S... malgré qu'en plus de ça, même si mon travail reste inchangé, ça change mon comportement car les quelques personnes qui ont su que j’étais en couple m'ont ensuite m'a fait remarqué que ça se voyait que j’étais amoureux... xD

_________________
La définition de l'asexualité est "une personne qui ne ressent d'attirance sexuelle pour personne". Cependant, vous seul pouvez décider quel terme vous convient le mieux.


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message : Re: Lu sur le Net ou ailleurs
Message Publié : 11 Nov 2011, 12:04 
Hors-ligne
Affilié
Avatar de l’utilisateur

Inscription : 19 Août 2011, 14:05
Message(s) : 280
Bon, c'est pas psychologie magazine, c'est psychanalyse magasine. Un magazine en ligne inconnu et plutôt ridicule.

http://www.psychanalysemagazine.com/psy ... tique.html

Dans tous les cas, leur "psychologie portative à l'attention des personnes hypernormales pressées" en dit tout de même beaucoup sur les représentations que nous véhiculons.

De mon côté, je ne crois pas que les gens vont "comprendre". Par contre, ils sont capables "d'entendre", à condition bien sûr que quelqu'un "parle".

_________________
Asexualité-s
Twitter


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message : Re: Lu sur le Net ou ailleurs
Message Publié : 30 Nov 2011, 15:44 
Hors-ligne
Affable
Avatar de l’utilisateur

Inscription : 10 Fév 2010, 14:16
Message(s) : 120
Par rapport à l'article de Psychologies :

Citer :
Aux Etats-Unis, ils se proclament "asexuels". En France, ils sont tout simplement abstinents.


Première erreur, n'est-ce pas :wink: ? On remarque ensuite l'avalanche de conditionnels, qui est toujours signifiante. Comparez les phrases suivantes : "David Jay affirme qu'il est asexuel". "David Jay déclare : "Je suis asexuel", enfin "David Jay serait asexuel". Vous sentez la différence, non ? Que toutes les phrases ayant trait directement à l'asexualité ou au non-libidoïsme dans cet article soient au conditionnel montre quelle position critique est adoptée...
Ensuite, il va bien falloir distinguer clairement les différents cas de non-pratique sexuelle et clarifier le vocabulaire utilisé. Est-ce que l'on peut dire que l'on s'abstient de quelque chose si l'on n'en a pas le besoin ou l'envie ? On ne le fait pas, c'est tout, il n'y a pas d'idée de privation derrière.
Bien sûr, il peut y avoir des raisons plus profondes, inconscientes, cachées, mais pas dans tous les cas... A mon avis, les choses ne progresseront pas tant que les spécialistes n'auront pas abordé cette question en s'interdisant de poser au préalable, et sans faire appel aussitôt, un/au schéma classique que cette non-pratique est forcément due à un problème.

Dans un autre article du même site (Peut-on se passer de faire l'amour ?), je lis :

Citer :
Quoi qu’il en soit, faire l’amour ne doit répondre à aucun diktat de la société ni au désir de l’autre. Cela ne concerne que nous.


Même si l'on peut remettre en cause ce qu'écrit l'auteur plus haut (par exemple l'idée du "renoncement"), voici enfin quelque chose de plus vrai... Problème : la première phrase comprend tout de même une illustration, quoique subtile, d'un "diktat social", lexical cette fois-ci : l'expression "faire l'amour". Je sais, elle ne pose pas de problème à la grande majorité des personnes, pour qui elle fait sens, mais justement, c'est aux autres qu'il faut penser :wink: .


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message : Re: Lu sur le Net ou ailleurs
Message Publié : 30 Nov 2011, 18:02 
Hors-ligne
Membre junior

Inscription : 31 Août 2011, 16:39
Message(s) : 13
http://www.7sur7.be/7s7/fr/1517/Canal-Y ... tion.dhtml

Article du célèbre site 7sur7, hahum, ça vaut ce que ça vaut...

Pour la sexologue interviewée, l'asexualité est un choix (comme "devenir végétarien") et la sexualité est vitale!


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message : Re: Lu sur le Net ou ailleurs
Message Publié : 01 Déc 2011, 12:36 
Hors-ligne
Site Admin
Avatar de l’utilisateur

Inscription : 14 Oct 2010, 13:44
Message(s) : 1505
ça pique encore leurs âneries...

_________________
La définition de l'asexualité est "une personne qui ne ressent d'attirance sexuelle pour personne". Cependant, vous seul pouvez décider quel terme vous convient le mieux.


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message : Re: Lu sur le Net ou ailleurs
Message Publié : 01 Déc 2011, 15:36 
Hors-ligne
Ascendant
Avatar de l’utilisateur

Inscription : 27 Mars 2008, 15:45
Message(s) : 1003
Localisation : Y a quelque chose en moi de... Picardie ^^
Notre chemin de croix va être très long avant que l'on comprenne ce qu'est vraiment l'asexualité... >_<

_________________
"Ne suivez jamais les traces du malheur, il pourrait bien se retourner et faire volte-face" (dicton japonais)


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message : Re: Lu sur le Net ou ailleurs
Message Publié : 01 Déc 2011, 17:07 
Hors-ligne
Affilié
Avatar de l’utilisateur

Inscription : 16 Oct 2008, 16:12
Message(s) : 322
Localisation : Allemagne
Citer :
Aux Etats-Unis, par exemple, il y a une mode qui frappe les jeunes actuellement: il faut se dire asexuel pour être accepté dans certains groupes.

Intéressant...

_________________
И пролетают чёрные леса,
Успеть прикрыть бы спину.
Я рада, ты живой пока,
Я удержусь, я не покину.


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message : Re: Lu sur le Net ou ailleurs
Message Publié : 01 Déc 2011, 17:55 
Hors-ligne
Affilié
Avatar de l’utilisateur

Inscription : 17 Août 2011, 01:15
Message(s) : 258
Déjà le terme pro asexualité je trouve que c'est déjà avoir un jugement, celui de croire qu'on prône l'asexualité :shock: ce qui est faux bien sur :roll:

Et une autre chose, si le sexe c'était 100% bénéfique! que ca allongerait notre durée de vie, serait très bon pour la santé, pourquoi les MST existent (dont le SIDA)? je me pose des questions :void: donc le sexe c'est pas que du bon, on risque meme sa vie


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message : Re: Lu sur le Net ou ailleurs
Message Publié : 01 Déc 2011, 18:01 
Hors-ligne
Aspirant
Avatar de l’utilisateur

Inscription : 01 Nov 2011, 12:10
Message(s) : 48
Localisation : Rhône-Alpes
[url]http://www.7sur7.be/7s7/fr/1517/Canal-You/article/detail/1355955/2011/11/30/Beaucoup-se-disent-asexuels-par-frustration.dhtml
[/url]

[color=#000000]…« la sexualité a un rôle vital »…
Je suis la preuve, bien vivante, comme la majorité ici, des inepties qui peuvent être écrites !
/color]
:ouhla:


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message : Re: Lu sur le Net ou ailleurs
Message Publié : 01 Déc 2011, 23:40 
Hors-ligne
Affranchi
Avatar de l’utilisateur

Inscription : 09 Avr 2011, 21:27
Message(s) : 466
Localisation : Paris
De mieux en mieux les articles lol !

~flor_vermelha~ a écrit :
Citer :
Aux Etats-Unis, par exemple, il y a une mode qui frappe les jeunes actuellement: il faut se dire asexuel pour être accepté dans certains groupes.

Intéressant...


Pas étonnant, dans une société ou le rapport au sexe est de plus en plus confus à cause du puritanisme, l'important pour être bien vu, c'est de rester le plus pur possible, l'asexualité devient une valeur refuge... mais comme on y vient alors pour échapper au monde "trop" sexualisé, la confusion avec l’abstinence moraliste est évidente et j'espère que la communauté américaine sait se protéger de cette confusion (pas évident car A et S ont été élevés dans une société pas encore autant libérée que nous à ce niveau...)

Linoa a écrit :
Déjà le terme pro asexualité je trouve que c'est déjà avoir un jugement, celui de croire qu'on prône l'asexualité :shock: ce qui est faux bien sur :roll:


+1 +1 +1

prôner l'asexualité ?! et prôner d'être blond aussi !! Lol

C'est pour ça que les slogans anti-sexe (tout droit venu des States, of course, et je pense pas qu'au Cake, j'en vois passer d'autres :mrgreen: ) et la vision dégoutée de la société sexuelle, sa condamnation, ça me gène un peu quand c'est plus récurent que ça devrait l'être sur le forum...

Après tout A ou S on a le droit d'être religieusement ou moralement contre le sexe et ses déclinaisons libertines de plus en plus étendues, mais faut faire gaffe en expriment ça de façon systématique, faut pas s'étonner de passer pour des abstinents, coincés, frustrés, impuissants, etc... comme dans ce bel article. Des fois on tend le bâton quand même...

Si on fait preuve d'autant d’ouverture d'esprit envers les S (qui représentent quand même l'écrasante majorité des humains) faut s'attendre à la même chose de l'autre coté...


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message : Re: Lu sur le Net ou ailleurs
Message Publié : 01 Déc 2011, 23:58 
Hors-ligne
Affable
Avatar de l’utilisateur

Inscription : 10 Fév 2010, 14:16
Message(s) : 120
Citer :
Les couples peuvent se greffer à ce groupe. Ayant tous deux des problèmes, ça les arrange bien de se dire asexuels plutôt que d'être frustrés.


J'arrive difficilement à comprendre le sens de cela. Je comprendrais s'il y avait écrit "de se dire abstinents plutôt que (se dire) frustrés", mais là...

Citer :
Aux Etats-Unis, par exemple, il y a une mode qui frappe les jeunes actuellement: il faut se dire asexuel pour être accepté dans certains groupes.


En fait, je suppose qu'il est ici question d'abstinence, de non-pratique, puisque c'est ce qui se passe, plutôt. Ce n'est pas un problème en soi, d'ailleurs.
Encore une fois, on a le problème de la définition. En même temps, on peut comprendre : asexuel ne correspond vraiment à la définition d'Aven que lorsqu'on le pose sur le même plan que hétérosexuel, bisexuel, homosexuel. Pris isolément, avec le sens véritable de son préfixe, il a en effet un autre sens. D'où la confrontation d'usages distincts, et les confusions, et d'ailleurs au sein même de ceux qui se disent asexuels la multiplicité des définitions. Il faudra bien pourtant se mettre d'accord et strictement délimiter la terminologie, en séparant les cas. Ce sera déjà plus clair. On ne confondra plus nonsexuel, asexuel, antisexuel, asbtinent, etc. Lorsque l'on partira sur les mêmes bases, convenablement définies, le dialogue sera plus clair.

Citer :
Mais il faut voir si c'est vraiment une décision qui leur est propre ou une tendance.


Entendons : la décision d'être abstinents.
Ensuite, cette vision est trop simple : il n'y a pas "décision propre" d'un côté et "tendance" de l'autre. L'on peut suivre une tendance par grégarisme et parce que c'est cool. On peut suivre une tendance parce qu'elle nous convient, donc il y a là décision de notre propre chef. On peut refuser de suivre une tendance alors qu'elle nous conviendrait, par anticonformisme, etc.. On peut décider quelque chose hors de toute tendance. On peut décider d'être abstinent indépendamment d'une hypothétique tendance à l'abstinence, etc., etc.
Réflexion HS personnelle mais d'importance : cultiver l'exigence intellectuelle peut être épuisant et frustrant. Beaucoup de gens ne se rendent pas compte que ce qu'ils prennent pour de la pensée n'est qu'une pensée raccourcie-un raccourci de pensée qui mène potentiellement à l'erreur. Je ne dis pas cela par élitisme, comprenez bien. Seulement, "penser" devient quelque chose de plutôt ardu lorsque l'on prend véritablement en compte tout ce qui doit l'être, et que l'on dépasse les pièges qui poussent à synthétiser la complexité du réel ou des faits d'une manière trop simplifiée... Bon, je m'arrête là, il y a des millions de pages sur la question ailleurs :mrgreen: .

Citer :
Oui, beaucoup de personnes veulent consacrer toute leur énergie à d'autres choses et donc arrêtent le sexe. Je tiens à préciser que la sexualité a un rôle vital.


Il y a énormément de choses à dire sur cela. La libido, la sublimation, etc. Personnellement, mais je l'avoue, par inclination plutôt que par étude (n'ayant pas encore pu me pencher sur ces thématiques en détail), l'"énergie psychique" de Jung est une position qui me semble beaucoup plus tenable que celle de Freud. Faire de la sexualité la base fondamentale chez tout le monde, cela m'a toujours dérangé, ainsi que l'idée de la sublimation freudienne.
Le fondement de la pensée de la sexologue est que "la sexualité a un rôle vital".
Citer :
Elle est bonne pour le corps et la gestion psychique.
Ok, nous sommes d'accord, cela doit être vrai pour la majorité des humains normaux, disons. Mais justement, les "autres choses", ne se peut-il pas au fond qu'elles parviennent au même résultat, de manières tout à fait différentes - et d'ailleurs pourrait-on dire à un meilleur résultat ? Tiens, les différents arts, l'art au sens général, les religions, le spirituel, et, comment l'oublierions-nous, la philosophie ? Et même, rien : l'apathie, oui, dans des cas rares, certes...
Pourquoi y-a-t-il ces mouvements de revendication de l'abstinence ? Pourquoi, sinon parce que le discours dominant, l'inconscient collectif, et le discours de la sexologie, entre autres, entravent le libre choix de l'abstinence ? La sexologie pose de fait des barrières normatives, de manière retorse : finalement, choisir d'être abstinent, c'est au fond se faire mal - sans le savoir, et sans même le sentir. Même si, au fond, l'on se serait habitué à ne pas souffrir de l'abstinence, il y a quelque chose qui cloche, et les choses seraient mieux si l'on prenait le "chemin inverse", même si c'est dur (mais justement, cette pseudo-nécessité de prendre le chemin inverse n'est apparemment motivée que par l'axiome de la "sexualité vitale", et il y a des choses à dire sur cet axiome).
Le fond du problème c'est que le "ne pas avoir envie simplement", dans la perspective de la sexologie, est un problème. Même si cela ne vous pose aucun problème. Même si vous ne vous sentez aucunement frustrés. Puisqu'après tout, le spécialiste peut vous dire qu'au fond, vous l'êtes quand même.
Cette situation de la sexologie est difficilement saine. Non seulement elle laisse de côté les personnes situées aux extrémités du spectre de la sexualité, par "nature" ou par comportement - les asexuels ne sont pas pris en compte, les abstinents se demandent si finalement leur abstinence ferait décroître leur santé (pour résumer grossement, cette fois-ci), et les hypersexuels sont beaucoup moins appelés à se remettre en question vu l'image que la société donne dans les médias d'une sexualité "normale" qui justement ne l'est pas - mais encore elle agit comme une idéologie qui ne remet pas en question ses présupposés et entretient les problèmes au lieu de les résoudre. Cela peut s'étendre facilement aux branches de la psychologie où ne sont pas encore assez prises en compte les spécificités du fonctionnement de certaines personnes, et où les "solutions" proposées à des "troubles" qui n'existent que dans l'imagination du spécialiste peuvent au contraire créer des problèmes. Heureusement, les choses évoluent, la diversité phénoménale de l'humain est de plus en plus prise en compte, mais c'est toujours très et trop lent...

L'abstinence pose déjà des problèmes à cette discipline, alors l'asexualité dans le sens que nous utilisons ici :wink: ... En même temps, ce n'est pas HS d'en parler, il y a pas mal d'asexuels non-pratiquants/abstinents :wink: .

Citer :
l'important pour être bien vu, c'est de rester le plus pur possible


N'oublions pas que l'abstinence, cela n'existe pas que pour se donner une image dans la société :D ... Ensuite, il y a le débat concernant la projection de soi comme abstinent, mais, lorsque l'on réfléchit un peu, cela revient exactement à la même chose, en inversant, que la projection de soi comme S :wink: .

Pour revenir à l'article, il est encore une fois orienté très vite. Si le début évoque la possibilité des relations "platoniques", on passe aussitôt à des considérations qui placent le sujet du côté négatif : "ce qui se cache derrière", "troubles sexuels", etc. La seule fois où l'idée du couple "platonique" revient, elle est aussitôt et automatiquement liée à la "frustration". Et on termine sur le problème de la difficulté dans le couple d'avoir deux personnes "mal accordées" (mais par rapport à l'abstinence). Résumé, selon la sexologue, la relation "platonique" est impossible/du moins vouée à l'échec (puisqu'il y a trouble en fait derrière).

Bon, je ne mets pas tous les sexologues dans le même panier (à part s'ils s'obstinent à s'y mettre eux-mêmes en n'évoluant pas), mais voici une anecdote. Une personne que je connais, ayant perdu son mari, a été longtemps inconsolable et, évidemment, très déprimée, au point de ne trouver que difficilement des raisons de s'accrocher. Elle va consulter un psy réputé ; il a en même temps l'étiquette de sexologue. Elle lui expose sa situation. Que lui dit-il ? Vous avez besoin de relations sexuelles, c'est ce qui vous manque. Vous pensez bien que cette personne, à qui manquaient la présence, les longues discussions, l'intelligence, le soutien, la patience, les qualités, la personnalité, de son mari décédé, n'est pas retournée chez ce spécialiste.
Il y a beaucoup d'articles, de conseils, de sexologues qui, sans aller jusqu'à cette extrémité, n'échappent pas à mon avis aux effets retors du mode de pensée qui découle de ce qu'ils posent comme fondement inamovible de leurs jugements.


Désolé pour le long message. Oui, le commentaire d'un article peut dépasser la taille de cet article :mrgreen: . Et encore, on est loin de ce que l'on trouve en critique littéraire : un monostiche d'Apollinaire peut entraîner la rédaction de bien des pages...


Haut
 Profil  
 
 Sujet du message : Re: Lu sur le Net ou ailleurs
Message Publié : 02 Déc 2011, 06:35 
Hors-ligne
Amibe

Inscription : 25 Nov 2011, 14:49
Message(s) : 89
Localisation : cevennes france
boudiiiiiiii comme on dit chez moi dans le midi !!!je trouve que les A dont je fait partie , se posent trop de question et finalement ont besoin de mettre (aussi comme les S) , des étiquettes de partout!!!perso,je me pose pas ces questions là .d'ailleur,je m'en pose pas du tout !!!

je cite mon exemple qui date de 15 jours: j'ai rencontrée un type ( mon premier adulte ,j'en ai marre des jeunes) hé bé , nous avons beaucoups d'affinités mais lui est très demandeur de sexe .je lui est dit ,avec moi, si tu veux,on peut démarrer une aventure mais pas de sexe (ou très peu et quand ça viendra de moi) le type ,il m'appelle tous les soirs mais j'ai toujours pas sa réponse,il dévi dans sa conversation et ne répond pas !!!!

pour moi ,ce type n'a pas de sentiments a mon égart,je ressent fortement ,dans son assiduité a me téléphoner quelque chose de très sexuel, sa déborde,sa dégouline,bref ça m'écoeure !!!

le mec , il n'est meme pas capable d'attendre que ça vienne de moi.je sens qu'au téléphone,je parle a un zguègue !!!!

bref j'attend sa réponse ,alors moi je trouve que vous devriez arreter de vous poser des questions , c'est eux les tarés d'accord :ignit: leur part animale est plus forte que leur part humaine !!!y va pas tarder a dégagé celui là :D


Haut
 Profil  
 
Afficher les messages publiés depuis :  Trier par  
Publier un nouveau sujet Répondre au sujet  [ 386 message(s) ]  Aller vers la page Précédent  1 ... 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22 ... 26  Suivant

Le fuseau horaire est UTC+1 heure


Qui est en ligne ?

Utilisateur(s) parcourant ce forum : Exabot [Bot] et 0 invité(s)


Vous ne pouvez pas publier de nouveaux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum

Recherche de :
Aller vers :  
Propulsé par phpBB® Forum Software © phpBB Group
Traduction et support en françaisHébergement phpBB