Orchidia a écrit :
Personnellement je vois ça dans un lieu paisible de campagne, un truc fondamentalement humain, d'un genre nouveau, plus comme une grande famille qu'un orphelinat formel et froid. Une aventure à part entière et un concept toujours retravaillé. L'enseignement pourrait y être dispensé. Faire ça dans le tier monde, là ou il n'existe pas forcément de structure pour prendre en charge les orphelins qui se retrouvent du coup dans la rue, et ce peu importe leur age.
Lorsque j'ai lu le début de cet extrait de ton message, je n'ai pas pu m'empêcher de penser à Summerhill, cette fameuse pédagogie de A Neill, actuellement remise en question par la gouvernement britannique.
Je vous laisse découvrir
un reportage à ce sujet, qui dure environ 1h... et qui est très intéressant.
On y découvre comment A Neill a mis en place une structure permettant d’accueillir des enfants qui, à l’époque, étaient rejetés des structures traditionnelles de l’enseignement. Le principe était de laisser libres les enfants et de leur donner le respect auquel ils ont droit. L'école auto-gérée permettait à tous les enfants de prendre part à la vie en communauté, de faire leur propre choix, et ainsi d'être simplement libre d'apprendre. Il s'est avéré que ces enfants sont devenus des adultes mûrs et réfléchis, ce qui prouve bien la réussite de cette école.
Quel meilleur moyen de rendre les enfants autonomes et assumant leurs responsabilité plus tard qu'une structure auto-gérée ?
Aujourd'hui, cette école, reprise par la fille de Neill est menacée de fermeture sous prétexte qu'elle ne montre pas un niveau scolaire élevé pour la société.
Voilà ce que le journal
L'Humanité a écrit à ce sujet, le 6 mai 2004.
Incroyable et utopique, cette école ? Et pourtant, elle tourne : les élèves y travaillent, leur niveau général est correct, comme purent le constater des inspecteurs du ministère britannique de l’Éducation dont le rapport est retranscrit dans le corps du livre. Lorsqu’ils décident de passer un examen, la plupart réussissent : on peut y trouver un garçon qui apprit à lire à douze ans, tout occupé qu’il était de mécanique et d’électricité, et qui, adulte, devint ingénieur. C’est ainsi que Summerhill a pu apparaître comme le paradigme d’une école en liberté.C'est un sujet vaste, je m'arrête là pour l'instant. En tout cas, je trouve que cela peut être un bon système pour les orphelins. Je ne sais pas, c'est à discuter.